
Rectifications orthographiques de 1990
Publiées au Journal officiel en décembre 1990, ces rectifications portent sur quelques milliers de mots. Elles ne sont pas obligatoires : les deux graphies sont admises, et l'Éducation nationale a fait de la graphie rectifiée la référence pour l'enseignement.
Les principaux points
Le trait d'union dans les numéraux composés est généralisé, ce qui lève les ambiguïtés de lecture. L'accent circonflexe disparaît sur le i et le u, sauf lorsqu'il distingue deux mots, comme dans dû, mûr ou jeûne, et dans les formes verbales du passé simple et du subjonctif. Le tréma se déplace sur la voyelle prononcée, dans aigüe plutôt qu'aiguë.
Pluriels et soudures
Les noms composés du type verbe et nom prennent la marque du pluriel au second élément seulement, et au pluriel seulement : des essuie-mains, un essuie-main. Les mots empruntés suivent la règle générale du pluriel français. De nombreux composés sont soudés, notamment ceux en contre, entre, extra et porte.
Accents et accord
L'accent grave remplace l'accent aigu dans plusieurs mots où la prononciation le justifie, événement devenant évènement. Le participe passé de laisser suivi d'un infinitif devient invariable, sur le modèle de fait.
Où en est l'usage
L'adoption est partielle et très variable selon les points : les numéraux et les soudures sont largement passés dans l'usage, la suppression du circonflexe beaucoup moins. Les correcteurs orthographiques proposent souvent les deux, et aucune des deux graphies ne peut être comptée comme fautive.